Qui suis-je ?





Jeune chercheuse (post-doc), je m'intéresse à l'évolution darwinienne d'une espèce animale (presque) comme les autres: la notre, Homo sapiens.


En effet, l’humain, en tant qu’organisme vivant, possède des gènes et est donc soumis aux lois de l'évolution. 

 [Pour une explication de la théorie de l'évolution toujours rigoureuse mais sur un ton plus humoristique, à grand renfort de petits papillons et du fils du facteur, consulter LE DIVAN DE DARWIN... si vous êtes plutôt du genre sérieux, restez sur cette page ! ]

Le principe est simple : Nous transmettons 50% de nos gènes à nos descendants (et notre partenaire les 50% restants), et ces gènes déterminent en partie notre apparence, notre physiologie, et parfois même nos comportements !

Or, la copie de nos gènes lors de leur transmission à nos enfants n'est pas toujours parfaite. De légers changements ont parfois lieu, causés par ce que l'on appelle des erreurs de réplication. Ce sont les mutations génétiques, responsables de la variabilité que l'on peut observer entre les individus d'une même espèce (et entre les espèces elles-mêmes). La plupart des mutations sont sans conséquences remarquables sur les individus. Mais lorsque, par hasard, une mutation susceptible d'affecter même très légèrement la longévité ou la probabilité de se reproduire intervient, c'est une autre histoire...

A l'échelle de la population, une mutation qui augmente la survie ou la reproduction de l'individu qui la porte sera transmise à davantage d'individus, puisque celui-ci aura en moyenne plus d'enfants que les autres individus de sa population. C'est ce qu'on appelle la sélection darwinienne. 

Une telle mutation deviendra donc de plus en plus fréquente au fil des générations. C'est ce qu'on appelle l'évolution.

Mais bien sur, tout dépend de l'environnement : certaines mutations produisent un avantage dans certains environnements mais pas dans d'autres. Elles sont donc susceptibles de devenir plus fréquentes seulement dans certains types d'environnements, entraînant ce que l'on appelle des adaptations locales (par exemple, dans les populations qui ont depuis longtemps développé l'élevage pour la consommation de lait, le gène qui permet de digérer le lactose à l'âge adulte est plus répandu, et il y a donc moins de personnes intolérantes au lactose que dans les autres populations humaines ! Au contraire, le lait est couramment utilisé comme laxatif à Bali !).

Une partie de cette "théorie de l'évolution" a été publiée en 1859 dans "De l'origine des espèces au moyen de la sélection naturelle" (titre traduit ici en français) par Charles Darwin, après un tour du monde qui lui a permis d'observer une multitude d'organismes vivants. Tour du monde qu'il a failli ne pas pouvoir faire à cause de son gros nez ! (si, si.. pour comprendre pourquoi, il faut écouter ma conférence grand public de 2016 à l'Université de Corse, disponible ICI !).


                                                 Charles Darwin, 1809-1882 


La théorie de l'évolution a été complétée par la suite, notamment avec la découverte des gènes (Darwin avait eu l'idée de l'hérédité bien avant la découverte de son support, la génétique). Quoiqu'il en soit, elle a constitué une véritable révolution pour notre compréhension du monde, car elle permet d'expliquer la diversité des caractéristiques que l'on peut observer entre et au sein des espèces vivantes.

L'humain, bien sur, ne fait pas exception à la règle. Notre espèce est influencée par des milliers d’années d’évolution et d’adaptation à des environnements variés.

De nombreuses études montrent que ce passé évolutif affecte encore aujourd'hui notre biologie, mais aussi certains de nos comportements et traits de personnalité. Par exemple, la diversité des couleurs de peau observées dans le monde s’explique par des adaptations locales à l’exposition aux UV. Ou encore, la capacité de digérer le lactose à l’âge adulte, absente chez la plupart des mammifères mais observée chez l’humain dans des proportions variables selon les populations (le lait est utilisé comme laxatif à Bali !), serait comme mentionné précédemment une adaptation à la consommation de lait de vache. Même nos choix amoureux seraient influencés par l’évolution ! (ICI, rendez-vous à partie de la minute 50', petits curieux !).

Certaines études vont plus loin encore en montrant que de tels processus évolutifs sont observables dans les populations humaines à l’échelle des deux derniers siècles. En 2011, Emmanuel Milot et ses collègues ont par exemple mis en évidence une sélection pour un âge de la première reproduction de plus en plus précoce sur l’Isle-aux-Coudres, au Québec.

Étudier les processus évolutifs passé et récents s’avère dès lors indispensable à une réelle compréhension de la biologie de notre espèce, avec de nombreuses applications possibles notamment dans la santé. 

Les enjeux sont d’autant plus importants que notre époque est marquée par d’importants changements environnementaux, technologiques (ex : exposition a de nouvelles molécules) et socio-culturels (ex : changements alimentaires, sédentarisation), qui pourraient influencer les processus évolutifs d’une manière encore très mal connue.

C’est donc à l’étude des processus évolutifs anciens et récents affectant la biologie et les comportements de notre espèce aujourd'hui qu'est dédié l’essentiel mes recherches !



CLIQUER ICI (in english) OU ICI (en français) POUR UNE VERSION PDF DE MON CV (LISTE DES PUBLICATIONS INCLUSE)


OU NAVIGUER SUR LE SITE POUR PLUS DE RENSEIGNEMENTS SUR MES TRAVAUX PRÉSENTS ET PASSÉS !
       

ET SURTOUT

N'HÉSITEZ PAS À ME CONTACTER POUR TOUTE DEMANDE DE RENSEIGNEMENTS !!!


mme(DOT)carla(DOT)aime(AT)gmail(DOT)com





Commentaires